
Au cœur du Gers, je cultive 7 hectares de vignes en agriculture biologique, associant vignes hautes, agroforesterie et élevage.
Des vignes hautes
Mon vignoble a évolué au fil des générations. Autrefois conduites en tonnelle par mon grand-père, les vignes ont ensuite été abaissées à une hauteur classique par mon père.
J'ai fait le choix de les remonter, avec un fil porteur situé à 1,70 m du sol, principalement pour les protéger des gelées printanières.
Depuis cette modification, mes vignes ne subissent plus de dégâts liés au gel, à l'exception d'une parcelle située dans une cuvette, peu entourée d'arbres et de haies.
Un vignoble associant arbres et élevage
Toutes mes parcelles de vignes sont entourées de haies et je plante également des arbres directement dans les rangs de vignes.
Mes brebis Skudde pâturent dans les vignes toute l'année, en passant successivement d'une parcelle à l'autre. Elles participent ainsi à l'entretien naturel de l'enherbement et de la vigne en mangeant les pampres.
Cette association entre vignes hautes, agroforesterie et pâturage des brebis forme un système viticole particulièrement rare en France.
Pour en savoir plus sur mes pratiques, découvrez la page « Agroforesterie et haies ».
De ce vignoble naissent quatre productions : l'Armagnac Ténarèze, le Floc de Gascogne rosé et le vin rouge, et du vinaigre de vin, que j'élabore à la ferme en petites quantités.
Toutes les mises en bouteilles et étiquetages sont faits à la main. Production artisanale, faite avec amour et savoir faire, transmise depuis 6 générations.

J’élabore mon Armagnac Ténarèze à partir d’une seule parcelle de 1,3 hectare de Colombard.
Je vinifie les raisins pour obtenir un vin blanc destiné à la distillation.
Un distillateur ambulant vient à la ferme avec son alambic armagnacais traditionnel chauffé au feu de bois, pour distillé le vin blanc.
L'eau de vie obtenue est ensuite mise en fût de chêne dans mon chai, où j'assure son vieillissement pendant au minimum cinq ans avant la mise en bouteille. Au contact du bois, l'Armagnac prend progressivement sa couleur ambrée et développe ses arômes.
Je réalise moi-même toutes les autres étapes de production, de la culture de la vigne jusqu'à la réduction du degré alcoolique, la mise en bouteille et l'étiquetage.
Je propose actuellement un Armagnac Ténarèze de 5 ans d'âge en bouteille de 70 cl et 50 cl a 40 degré.
En 2027, mon plus ancien Armagnac, distillé en janvier 2017, atteindra 10 ans de vieillissement et viendra compléter ma gamme.

J'élabore mon Floc de Gascogne rosé à partir du jus de raisin frais issu de ma parcelle de Côt (Malbec) et de Cabernet Franc, auquel j'ajoute de l'Armagnac vieilli un an en fût de chêne.
Le jus de raisin apporte la douceur et les arômes fruités, tandis que l'Armagnac apporte l'alcool. Cet assemblage donne un apéritif titrant 17 % vol.
Le Floc de Gascogne se déguste aussi bien à l'apéritif qu'au dessert.
Je produis actuellement uniquement du Floc de Gascogne rosé, proposé en bouteilles de 75 cl.

Je produit un vin de France rouge issu de ma parcelle de Cabernet Franc et de Malbec (Cot).
Je limite au maximum les intrants lors de la vinification. La fermentation se fait naturellement grâce aux levures indigènes, présentes sur les raisins, sans ajout de levures sélectionnées.
Pour le pressurage, j'utilise un pressoir pneumatique ou un pressoir mécanique manuel. Lors des très petites récoltes, il m'arrive également de presser les raisins aux pieds.
Mon vin n'est pas filtré et peut donc présenter un léger dépôt naturel.
J'ajoute une faible quantité de sulfites uniquement lors de la mise en bouteille, afin de favoriser sa conservation.
Je propose actuellement deux cuvées :
Le millésime 2019, titrant 13 % vol.
La cuvée Nora 2024, un vin rouge léger, titrant seulement 9,5 % vol. L'année 2024 a été marquée par une récolte abondante et un degré alcoolique finalement plus faible que prévu. Cette particularité n'était pas recherchée. La cuvée porte le prénom de ma fille, née au moment des vendanges 2024.
Je développe également une production artisanale de vinaigre de vin rouge et de vinaigre de vin blanc, à partir de mes propres vins.
Lors de la vinification, je n'ajoute pas de sulfites. Il arrive donc que certains vins évoluent naturellement vers le vinaigre. Plutôt que de les perdre, j'ai choisi de les valoriser en développant cette nouvelle production.
Une fois la transformation en vinaigre terminée, je les mets en fûts de chêne pour leur élevage.
Mes vinaigres sont actuellement en cours d'élevage et ne sont pas encore commercialisés.

En avril 2021, j'ai partagé mon expérience avec Triple Performance dans un article consacré aux différentes pratiques mises en place pour protéger mes vignes du gel.
Depuis ce reportage, mes pratiques ont évolué. Je ne réalise notamment plus de couverts végétaux semés, car mes brebis Skudde pâturent désormais dans les vignes tout au long de l'année.
Cet article permet de découvrir les premières étapes de l'évolution de mon vignoble et les essais que j'ai menés au fil des années.
Découvrir l'article sur Triple Performance