Agroforesterie et haies

Agroforesterie et haies - La Ferme de Romane, EARL de Plaisance

Agroforesterie et haies

Depuis mon installation en 2016, je plante des haies autour de mes parcelles et des arbres directement au sein de mes cultures et de mes prairies.

Cette démarche concerne l'ensemble de mon exploitation : vignoble, terres céréalières et prairies. Au fil des années, les arbres et les haies ont progressivement pris une place importante dans ma manière de travailler.

Toutes mes plantations de haies et d'arbres ont été réalisées avec l'aide et le suivi de l'association Arbre et Paysage 32.

Les essences choisies sont locales et adaptées aux caractéristiques de mes terrains, afin de favoriser leur implantation et leur développement.

Des haies autour des parcelles - La Ferme de Romane, EARL de Plaisance

Des haies autour des parcelles

Depuis 2016, je réalise régulièrement de nouvelles plantations de haies, généralement entre 100 et 300 mètres par an.

Toutes mes parcelles de vignes sont aujourd'hui entourées de haies.

Ces haies offrent des habitats à la faune sauvage, participent à la protection des sols et contribuent à créer un microclimat en limitant l'exposition des cultures au vent.

Elles offrent également, avec les arbres présents dans les parcelles, des abris naturels à mes animaux, qui peuvent s'y protéger du soleil, de la pluie et du vent.

À terme, mon objectif est de développer des haies palissées, qui pourront servir de clôtures naturelles pour mes parcelles.

 

Mes essais de paillage

Au fil des plantations, j'ai expérimenté trois méthodes de paillage pour protéger les jeunes haies : la bâche, la paille et le bois raméal fragmenté (BRF).

J'ai constaté que les haies paillées avec du BRF se développent plus rapidement et plus vigoureusement que celles utilisant les autres méthodes.

La bâche donne également de bons résultats, mais elle présente l'inconvénient de se déchirer avec le temps.

La paille est la solution qui m'a le moins convaincue. Elle ne reste généralement en place qu'un à deux mois, parfois moins lorsque les sangliers viennent la retourner.

Ces observations m'ont amenée à privilégier le BRF pour mes plantations.

Des arbres au cœur des parcelles - La Ferme de Romane, EARL de Plaisance

Des arbres au cœur des parcelles

Des arbres au cœur des parcelles
Je ne me contente pas de planter des arbres en bordure des champs : j'en introduis également directement dans mes parcelles de céréales, mes prairies et mes vignes.

Dans le vignoble, je laisse aussi se développer certains arbres qui poussent spontanément dans les rangs. En revanche, je retire systématiquement les jeunes chênes, car ils exercent une concurrence trop importante sur la vigne. Je les transplante alors en dehors du vignoble pour leur permettre de poursuivre leur croissance.

Sur une parcelle de Colombard âgée d'une vingtaine d'années, j'ai également planté des érables champêtres directement parmi les ceps, afin d'observer leur évolution au contact de la vigne.

J'ai mis en place deux essais de plantation dans cette même parcelle : sur cinq rangs, les érables sont plantés face à face, tandis que dans une autre partie de la parcelle, ils sont disposés en décalé.

Ces deux configurations me permettent d'observer leur développement et leur cohabitation avec les vignes au fil des années.

Je taille ces arbres en gobelet, en même temps que les vignes, pour accompagner leur développement tout en conservant la possibilité de travailler les parcelles.

Des arbres pour nourrir les animaux


En été, je coupe des branches de frêne pour distribuer leur feuillage à mes animaux. Ces branches proviennent aussi bien d'arbres isolés que de frênes qui poussent naturellement dans mes parcelles.

Cette pratique me permet de compléter leur alimentation avec une ressource présente sur l'exploitation et d'économiser une partie du foin.

Valoriser les branches


Lorsque cela est possible, je broie les branches issues de la taille des arbres pour produire du bois raméal fragmenté (BRF), que je restitue au pied des vignes.

Cela me permet de valoriser une partie des résidus de taille directement sur l'exploitation.

Du bois pour le chauffage


Pour me chauffer en hiver, j'utilise principalement le bois des arbres morts présents sur l'exploitation.

Je ne coupe des arbres vivants que lorsqu'ils penchent dangereusement ou lorsqu'ils ont été endommagés ou cassés lors d'une tempête.

Je cherche ainsi à préserver autant que possible les arbres en bonne santé.